LA médecine intégrative

Partie 12 - Application pratique pour une prévention hivernale active

J’en arrive à la dernière partie de ce grand dossier sur la médecine intégrative. 

Comme on le dit souvent, il vaut mieux prévenir que guérir.  D’où l’importance des traitements préventifs qui permettent d’avoir un bien meilleur terrain et de se soigner bien plus rapidement en cas d’infection débutante.

Mais de la même façon qu’un vaccin est loin de protéger à 100% (très très loin), mettre en place toutes les mesures de prévention proposées n’empêche pas de faire une petite infection de temps en temps. Je dirais même que ces infections sont indispensables, car ce sont elles qui entretiennent notre immunité et l’obligent à s’adapter.

Nous savons qu’une personne qui vivrait dans un monde sans microbe ne pourrait pas survivre longtemps. Notre système immunitaire DOIT se confronter au monde extérieur pour s’y adapter et nous permettre de nous défendre contre la plupart des attaques potentielles.

Donc, ceux qui suivront ces conseils de prévention pourront quand même « attraper un virus » cet hiver, mais l’expérience montre que, grâce à ces démarches, les infections sont beaucoup moins fréquentes et qu’elles sont souvent plus banales et plus courtes. Vous ferez bien un ou deux rhumes, peut-être une petite toux, mais tout ça sera bien plus facile à soigner et ne devrait pas nécessiter d’antibiotiques.

Sauf évidemment si des évènements particuliers (stress, fatigue, accident …) viennent fragiliser votre terrain ponctuellement, juste au moment où se développe une épidémie virale.

Car j’ai une certitude : si on fait une infection aiguë, ce n’est jamais par hasard. C’est toujours la conjonction de plusieurs facteurs : le climat souvent défavorable, la présence de microbes virulents dans l’environnement, mais aussi et surtout un terreau favorable, une fragilité de l’individu qui peut avoir de nombreuses causes.

Comme l’a dit Antoine Béchamp, grand chercheur, médecin et pharmacien, contemporain de Pasteur : « le microbe n’est rien, le terrain est tout ! »

Car si la cause de la maladie était uniquement le microbe, comment expliquer que, dans une famille, ou au travail, certaines personnes attrapent le microbe et sont très malades, d’autres contractent aussi la maladie, mais sont remis sur pied rapidement et d’autres encore n’auront pas le moindre symptôme !?

Tout est lié au terrain et c’est pourquoi, en cas de terrain très fragile, une infection aiguë peut être difficile à soigner même si le virus n’est pas très méchant.

Le système immunitaire reste un organe comme un autre, même s’il est réparti sur plusieurs structures très différentes (moelle osseuse, globules blancs circulants, ganglions, plaque de Peyer, anticorps …). Et certains d’entre nous ont un système immunitaire bien plus efficace que d’autres. De fait, la prévention hivernale que je vous décris dans ce dossier sera mise en place en fonction des fragilités de chacun, elle sera adaptée, personnalisée et plus ou moins « énergique ».

Protocole pour renforcer l'immunité

1 – Faire les corrections diététiques nécessaires 

en fonction du terrain et des intolérances de chacun comme expliqué dans le chapitre sur l’alimentation. Ça doit être la principale démarche, car sans une bonne hygiène de vie, les traitements préventifs sont moins efficaces. Ce qui est amusant c’est qu’on a pu montrer que c’était aussi le cas pour les vaccins qui sont bien moins efficaces chez ceux qui ont une mauvaise hygiène de vie (mal manger, mal dormir, fumer …).

2 –  Nettoyer le nez tous les soirs avec un produit à base d’eau de mer.

Par exemple : Oligorhine ® ou Stérimar : plusieurs pulvérisations dans les narines au coucher, puis se moucher. L’hiver, à cause des pollutions et des microbes, il est tout aussi important de se laver le nez que de se laver les dents.

3 –  Apporter les vitamines et minéraux nécessaires en fonction de chaque personne :

  • Vitamine D systématique, dose à adapter en fonction des dosages sanguins
  • Zinc en fonction des dosages sanguins
  • Multivitamines en fonction de l’état général et de l’équilibre diététique du patient

4 –  Soigner la flore et l’intestin 

C’est pour moi une action indispensable pour améliorer notre immunité et bien préparer l’hiver. Sauf cas particulier je donnerai au minimum une cure de probiotiques et de chlorophylle à l’automne (mi-octobre à mi-décembre) puis au printemps (mi-février à mi-avril).

5 –  Stimuler l’immunité en fonction des fragilités habituelles.

Au minimum je donne un traitement homéopathique comme détaillé dans les précédentes fiches de ce dossier, éventuellement associé à l’oligothérapie catalytique.

Autre protocole si patient fragile

Si le patient est un peu plus fragile, je rajoute de la phytothérapie et/ou des produits de la ruche pour agir plus énergiquement sur le système immunitaire

Voici 3 protocoles pratiques qui me donnent de bons résultats :

1 – Produits du laboratoire Phytoquant

  • Quantaflore : 2 gélules le matin les jours pairs
  • Quantaphylle : 2 gélules le matin les jours impairs
  • Quantastimmun : 1 sachet le matin avant le repas – 6 jours sur 7.

Quantastimmun est un des produits les plus complets que je connaisse tout en étant 100% naturel. Il apporte tous les produits de la ruche (gelée royale, pollen, propolis) et de l’échinacée, tout cela dans du miel d’eucalyptus et un petit ajout d’extrait de pépins de pamplemousse et de cacao.

L’autre avantage du protocole Phytoquant que je propose c’est qu’il est abordable, car il correspond à leur « lot Hiver » qui revient à 38€ par mois environ.

2 – Protocole avec la gamme de plantes Phytomance :

  • Téoliance Prémium : 1 gélule le matin – les jours pairs
  • Phytomance Chlorophylle : 2 gélules le matin les jours impairs
  • Phytomance HIVER  : 2 gélules le matin et le midi  – 20 jours par mois
  • J’ajoute parfois Phytomance Gelée Royale : 3 gélules matin et midi – 10 jours par moisc)

3 – Protocole basé sur les produits de la ruche

  • Gelée royale pure, fraiche, en petits pots de 10 grammes. Prendre 1 gramme (cuiller mesure) de gelée royale pure le matin avant le repas pendant 10 jours par mois.
  • Pollen : 1 cuiller à soupe à mâcher le matin avant le repas les autres 20 jours

Voilà de quoi échanger avec votre thérapeute habituel pour trouver avec lui ou elle le meilleur protocole de prévention hivernale adapté à votre terrain et vos fragilités !

Je vous souhaite un bel hiver sans infection marquante.

Ce qu'il faut retenir

  • Une bonne prévention hivernale renforce le terrain et réduit la fréquence et la gravité des infections.
  • L’hygiène de vie (alimentation, sommeil, tabac…) conditionne l’efficacité de tous les traitements préventifs.
  • Le lavage de nez quotidien est une mesure simple et essentielle en période hivernale.
  • Vitamine D, zinc et multivitamines doivent être adaptés aux besoins individuels.
  • La flore intestinale joue un rôle majeur dans l’immunité : cures de probiotiques et chlorophylle à l’automne et au printemps.
  • Les traitements préventifs doivent être personnalisés selon la fragilité du patient.
    Homéopathie, oligothérapie, phytothérapie et produits de la ruche sont utilisés en synergie selon les besoins.
  • Trois protocoles sont possibles : Phytoquant, Phytomance ou produits de la ruche, tous visant à soutenir efficacement l’immunité.
  • Même avec une bonne prévention, de petites infections surviennent : elles participent au maintien d’une bonne immunité.

Pour aller plus loin

Ces conseils n’ont pas vocation à remplacer une consultation médicale. Ils peuvent vous aider à mieux dialoguer avec votre médecin afin de faciliter le diagnostic et les choix thérapeutiques.

 Ils peuvent éventuellement vous permettre d’attendre le rendez-vous avec votre médecin si les délais sont un peu longs.