Bronchite aiguë

Mieux connaître vos poumons

Les bronchites aiguës sont des infections des bronches et des poumons. Commençons par mieux connaître ces termes et ses organes pour mieux comprendre comment soigner ces pathologies souvent bénignes, mais parfois potentiellement graves.

Les poumons : des organes souples… et fragiles

Nous avons 2 poumons. Le poumon droit comporte trois lobes et le gauche deux seulement, puisque le cœur prend une partie de la place dans la partie gauche du thorax. Cette notion de lobe est surtout importante en cas de chirurgie, car ces lobes sont assez indépendants les uns des autres.

Pour simplifier, on peut diviser les poumons en 2 parties :

  • Les bronches qui sont des tuyaux de plus en plus fins permettant de faire circuler l’air au plus profond des poumons
  • Les alvéoles pulmonaires qui sont l’élément fonctionnel du poumon, l’endroit où s’effectuent les échanges gazeux avec le sang : pénétration de l’oxygène dans les capillaires et élimination du gaz carbonique. On imagine que, pour que ces gaz traversent les alvéoles, ces dernières doivent être très fines (leur épaisseur est de 0,001 mm soit 50 fois plus fin qu’un cheveu !), ce qui fait leur fragilité !

Les poumons par eux-mêmes sont des organes très souples (vous avez peut-être déjà vu du « mou » qu’on donnait à manger aux chats à une époque). Les grosses bronches possèdent une paroi musculaire qui peut se spasmer. Les alvéoles, elles, suivent le mouvement et s’ouvrent puis se referment en fonction de la respiration.

Les poumons sont entourés d’un tissu appelé la plèvre, qui comporte deux feuillets. Le feuillet interne est intimement collé aux poumons. Le feuillet externe est, lui, collé à l’intérieur de la paroi thoracique. Entre les deux feuillets existe une pression négative, du vide, qui fait que, quand la cage thoracique se dilate, le poumon la suit et l’air entre.

En effet, la respiration n’est pas un mécanisme dépendant des poumons, mais des muscles de la cage thoracique associés au muscle respiratoire le plus important, le diaphragme.

L’inspiration est un phénomène actif qui met en jeu tous ces muscles. La cage thoracique se distend et le diaphragme descend. Les poumons qui suivent le mouvement vont donc se dilater et l’air va entrer jusqu’aux alvéoles pour délivrer l’oxygène et se charger en gaz carbonique.

L’expiration est un mécanisme passif. Les muscles se relâchent, la cage thoracique se rétrécit, comprimant les poumons qui vont rejeter l’air chargé de CO2. Il existe des muscles expiratoires qui sont mis en jeu en cas de besoin, chez les sportifs, mais aussi en cas de toux ou de gêne respiratoire.

En pathologie on parle souvent de bronchite, mais ce mot regroupe l’inflammation des bronches ET des alvéoles.

Vous rencontrerez aussi le terme « arbre bronchique », car les bronches vont se ramifier tout en se rétrécissant tout comme les branches d’un arbre.

L’air passe d’abord par la trachée qui relie la gorge aux deux poumons. Puis il s’introduit dans les 2 bronches principales, puis des bronches plus petites, puis les bronchioles qui l’amènent jusqu’aux 700 millions d’alvéoles pulmonaires qui représentent une surface d’échange gazeux de 100 m² (soit un terrain de tennis).

L’ensemble de l’arbre bronchique est recouvert d’une muqueuse qui va sécréter un mucus permettant de piéger les impuretés et autres particules qui peuvent être inhalées afin de permettre leur élimination. Pour cela, les bronches possèdent des cils et une musculation qui permet au mucus de remonter vers la gorge pour être avalé ou craché.

Heureusement que ce système existe, car l’arbre respiratoire est un « cul-de-sac » ce qui fait que toutes les particules toxiques que l’on va respirer vont parvenir aux alvéoles où elles pourraient s’accumuler puisque trop grosses, pour la plupart, pour passer dans le sang. 

Mais cette muqueuse est fragile et, quand elle est altérée, le mucus ne va pas pouvoir remonter et les particules vont encrasser progressivement les alvéoles. C’est ce qui se passe avec le goudron du tabac.

Pour en savoir plus, reportez-vous aux autres fiches sur la bronchite, mais aussi à celles sur la grippe.

Pour aller plus loin

Ces conseils n’ont pas vocation à remplacer une consultation médicale. Ils peuvent vous aider à mieux dialoguer avec votre médecin afin de faciliter le diagnostic et les choix thérapeutiques.

 Ils peuvent éventuellement vous permettre d’attendre le rendez-vous avec votre médecin si les délais sont un peu longs.