Accompagnement d’une intervention chirurgicale
Approche intégrative de base
Une intervention chirurgicale, quelle qu’elle soit, reste une agression pour l’organisme, le corps, mais aussi l’équilibre émotionnel.
La médecine intégrative peut accompagner le patient pour l’aider à mieux supporter cette opération et bien récupérer ensuite.
Nous n’aborderons ici que les opérations simples, plutôt « légères », qui ne nécessitent pas ou peu d’hospitalisation et pour lesquelles la convalescence sera simple et assez courte.
Il peut s’agir d’une appendicite, d’un adénome de la prostate, d’une chirurgie de la vésicule biliaire, d’un Hallux valgus ou même d’une opération pour cancer du sein.
Dans tous ces cas, la préparation de base sera assez similaire. Le but est surtout d’agir sur le stress inhérent à toute intervention et favoriser une bonne cicatrisation tout en limitant les douleurs et les impacts de l’anesthésie.
Avant l’intervention on pourra prendre
Des plantes anxiolytiques pour aider à se détendre et à mieux dormir. On utilise principalement : PASSIFLORE, AUBÉPINE, VALÉRIANE, mais d’autres sont possibles. On pourrait y associer des huiles essentielles, comme l’oranger petit-grain, mais, dans les opérations « légères, on essaye d’être simple en termes de prescriptions.
On peut utiliser principalement 2 spécialités en pharmacie pour plus de simplicité. Prendre pendant 3 à 7 jours avant l’intervention :
- CARDIOCALM si la personne à plutôt des palpitations liées au stress : 2 comprimés matin et soir OU
- SPASMINE : 2 comprimés 1 à 3 fois par jour suivant les besoins pour les personnes anxieuses et plutôt spasmophiles.
Si le patient a du mal à s’endormir, on pourra ajouter de la MÉLATONINE et/ou une association ESCHOLTZIA-PASSIFLORE qu’on peut trouver dans la gamme Phytomance.
On utilise également de façon systématique des remèdes homéopathiques pour préparer à l’intervention et agir sur le stress. En particulier :
- PHOSPHORUS 9CH : 1 dose le matin, 2 jours avant l’intervention
- NUX VOMICA 7CH : 1 dose avant diner la veille de l’intervention
- GELSEMIUM 15CH : 1 dose la veille de l’intervention
- ARNICA 15CH : 1 dose le matin de l’intervention (possible même si on est à jeun)
Certains homéopathes préfèrent éviter de donner Arnica si l’intervention est à risque de saignement important, mais ça reste une précaution très théorique.
Si la personne est très stressée, on rajoutera une cure de MAGNÉSIUM en commençant au moins 1 semaine avant. Par exemple : D-STRESS : 2 comprimés matin et soir avant le repas à poursuivre 1 ou 2 semaines après l’intervention (à trouver en pharmacie ou parapharmacie)
Si la personne a un foie très fragile, on proposera du DESMODIUM en commençant 1 ou 2 jours avant l’opération afin de limiter l’impact hépatique des drogues utilisées pour l’opération. Par exemple QUANTASMODIUM : 40 gouttes avant le repas, matin et soir et à poursuivre au moins 1 semaine après l’intervention.
Après l’intervention cela va dépendre du type de chirurgie
Après une intervention chirurgicale, l’accompagnement en médecine intégrative va dépendre du type d’opération, de l’organe impliqué et du terrain de la personne. Vous pouvez vous référer aux fiches spécifiques de plusieurs opérations parmi les plus fréquentes.
Pour toutes les opérations « simples », on peut proposer un accompagnement de base après l’intervention :
A prendre dès le retour en chambre :
- APIS MEL 9CH : 1 dose dès le retour en chambre,
- puis 10 min après : OPIUM 15CH : 1 dose
puis
- ARNICA MONTANA 5CH : 5 granules 3 fois par jour tant que durent les douleurs ET
- STAPHYSAGRIA 5CH : 5 gr 2 fois par jour jusqu’à la cicatrisation des plaies (8 à 10 jours environ)
On donne parfois des « High Heat Shock Protein » (protéines de choc thermique souvent proposées sous le sigle HSP) qui sont des protéines naturellement fabriquées par nos cellules en cas d’agression. Elles ont été découvertes d’abord dans les plantes qui les synthétisent pour se protéger des chocs thermiques comme on le voit en cas de canicule.
Ces « HSP », luttent contre tout type de stress cellulaire et peuvent donc être utile en cas de traumatisme ou de chirurgie. On les utilise beaucoup dans les opérations rhumatologiques, mais elles peuvent être prises dans toutes les interventions chirurgicales dès qu’elles sont un peu agressives.
Les compléments alimentaires qu’on utilise dans ce but vont en réalité stimuler la production de HSP par notre organisme. On les propose surtout après 50 ans, car la production de HSP diminue naturellement avec l’âge, mais ces compléments sont utiles à tout âge en fonction de l’importance de l’agression subie.
On trouve principalement deux marques :
- HSP complex de Therascience : prendre 3 comprimés en 1 prise chaque jour 15min avant le repas du soir en commençant la veille de l’opération – pendant 5 jours = 1 boite. C’est souvent suffisant pour une opération « simple »
- Préservation plus de Texinfine : 1 comprimé sublingual matin et soir pendant 6 à 10 jours suivant l’opération, en commençant la veille.
Envie d'en savoir plus ? Voici les autres fiches liées
Ces conseils n’ont pas vocation à remplacer une consultation médicale. Ils peuvent vous aider à mieux dialoguer avec votre médecin afin de faciliter le diagnostic et les choix thérapeutiques.
Ils peuvent éventuellement vous permettre d’attendre le rendez-vous avec votre médecin si les délais sont un peu longs.