Accompagnement d’une intervention chirurgicale
En cas de chirurgie de la prostate
Nous parlerons ici essentiellement de la pathologie la plus fréquente de la prostate, l’adénome, qui entraine un gonflement de ce petit organe, entrainant une gêne de plus en plus importante pour les mictions et pouvant donc nécessiter une forme de « curetage » par voie naturelle, souvent à l’aide d’un laser très particulier.
Cette opération est simple et bénigne pour une pathologie tout aussi bénigne et est réalisée chez de nombreux hommes après 60 ans. Elle peut se faire sous péridurale ou sous anesthésie générale et dure assez peu de temps.
Elle reste délicate, car elle touche à la fois la vessie et la verge, qui sont des organes sensibles et c’est donc une intervention potentiellement douloureuse avec plusieurs effets indésirables qui, heureusement, vont rentrer dans l’ordre progressivement. Il est rare que cette opération entraine des séquelles qui seraient surtout une tendance à avoir quelques fuites urinaires à l’effort ou en fin de miction.
Le seul effet secondaire systématique et définitif reste ce qu’on appelle « l’éjaculation rétrograde ». À cause de cette opération, l’éjaculation lors des rapports ne se fera plus vers la verge, mais vers la vessie. C’est surprenant, mais cela n’empêche pas d’avoir des rapports et un orgasme très satisfaisant. Sauf malheureusement quand l’opération est réalisée chez des hommes assez âgés qui, après cette opération, auront des érections plus difficiles, simplement parce qu’elles étaient déjà un peu défaillantes avant. Je ne détaillerai pas ici de la prise en charge des dysérections ou des impuissances qui relèvent surtout de traitements allopathiques.
Au final, l’accompagnement des opérations pour adénome de la prostate, qu’on appelle souvent RTU pour « résection trans-urétrale » est assez simple.
On proposera les remèdes de bases détaillés dans la fiche « Accompagnement d’une intervention chirurgicale – Approche intégrative de base » dont voici les principaux points
Avant l’intervention
- CARDIOCALM ou SPASMINE : 2 comprimés 1 à 3 fois par jour suivant les besoins pour le stress
- PHOSPHORUS 9CH : 1 dose le matin, 2 jours avant l’intervention
- NUX VOMICA 7CH : 1 dose avant diner la veille de l’intervention
- GELSEMIUM 15CH : 1 dose la veille de l’intervention
- ARNICA 15CH : 1 dose le matin de l’intervention (possible même si on est à jeun)
Après l’intervention
A prendre dès le retour en chambre :
- APIS MEL 9CH : 1 dose dès le retour en chambre,
- puis 10 min après : OPIUM 15CH : 1 dose
puis :
- ARNICA MONTANA 5CH : 5 granules 3 fois par jour tant que durent les douleurs ET
- STAPHYSAGRIA 5CH : 5 gr 2 fois par jour jusqu’à la cicatrisation des plaies (8 à 10 jours environ)
Et on rajoutera après l’opération :
- CANTHARIS 5CH : 3 granules 3 fois par jour tant que durent les brulures urinaires
- CONIUM TU 5CH : 3 granules 2 fois par jour pendant 2 semaines
- CHINA TU 9CH : 5 granules au coucher pendant 2 semaines
Cette intervention peut favoriser des infections urinaires juste après l’opération, surtout qu’une sonde urinaire sera laissée en place pendant 2 ou 3 jours à cause du petit saignement et du risque de caillot qui pourrait empêcher l’urine de s’écouler.
Pour cela, il est utile d’agir sur la flore intestinale et mettre en place une prévention de ces infections. On peut suivre le protocole suivant avec les produits Phytoquant :
- QUANTAFLORE (Phytoquant) : 2 gélules le matin 10 min avant le repas
- Alterner le soir : QUANTAVILLOSI (Phytoquant) : 2 gélules 1 fois par jour le soir avant les repas les jours pairs et QUANTAVILLOSII (Phytoquant) : 2 gélules 1 fois par jour le soir avant les repas les jours impairs
Dans la mesure du possible, on commencera ce travail sur la flore intestinale quelques jours avant l’opération.
Prendre aussi :
- QUANTACIS (Phytoquant) : 2 gélules matin et soir pendant 2 semaines à commencer dès le lendemain de l’intervention.
Si la prostate était très grosse ou si des douleurs ou une pesanteur pelvienne persistent plus de quelques jours, on peut ajouter pour agir sur cette inflammation :
- BROMELAINE 400 VHD 5000Gdu (Oronalys) : 1 gélule 3 fois par jour le matin, à midi et le soir avant les repas (enzymothérapie pour décongestionner)
- Phytomance CURCUMA+ : 1 comprimé au début des 3 repas (pour agir sur l’inflammation)
Mais si les symptômes et l’inflammation sont trop importants, on pourra utiliser l’allopathie avec, par exemple : BI PROFENID LP 100 mg : 1 comprimé le soir pendant les repas. Ce médicament est parfois prescrit de façon systématique par le chirurgien.
Il pourra aussi prescrire des médicaments plus puissants pour la douleur (comme des dérivés morphiniques) et pour réduire l’œdème inflammatoire (les mêmes médicaments que pour agir sur l’adénome de la prostate). Par expérience, quand on utilise une prise en charge intégrative comme décrite plus haut, ces médicaments chimiques sont rarement nécessaires.
Envie d'en savoir plus ? Voici les autres fiches liées
Ces conseils n’ont pas vocation à remplacer une consultation médicale. Ils peuvent vous aider à mieux dialoguer avec votre médecin afin de faciliter le diagnostic et les choix thérapeutiques.
Ils peuvent éventuellement vous permettre d’attendre le rendez-vous avec votre médecin si les délais sont un peu longs.