Accompagnement d’une intervention chirurgicale
En cas de chirurgie du sein
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Voici ce que la médecine intégrative peut proposer pour accompagner une femme qui doit se faire opérer du sein. Nous prendrons l’exemple du cancer du sein, mais la plupart des conseils restent valables pour toute intervention sur la glande mammaire.
Reportez vous aussi à la fiche : « Accompagnement d’une intervention chirurgicale – Approche intégrative de base » ou vous trouverez des informations sur l’accompagnement de la chirurgie en général. Une partie des propositions sont reprises ici.
CHIRURGIE POUR CANCER DU SEIN
C’est souvent une opération assez banale et simple quand il s’agit d’une tumorectomie. En cas d’opération élargie ou de mastectomie, ça devient une opération très mutilante et agressive sur le plan émotionnel, mais, sur le plan chirurgical, ça reste une opération « simple », car elle est « externe » à l’organisme donc plutôt bien tolérée. La reconstruction sera plus complexe, mais nous ne l’aborderons pas ici.
L’anesthésie générale n’est pas très profonde et souvent bien tolérée.
Des complications sont toujours possibles, comme des douleurs importantes, voire une infection, mais c’est assez rare. Les complications les plus importantes sont surtout liées au curage ganglionnaire quand il est « élargi » (voir ci-dessous).
On proposera l’accompagnement de base détaillé dans la fiche : « Accompagnement d’une intervention chirurgicale – Approche intégrative de base ». A savoir :
Avant l’intervention
- CARDIOCALM ou SPASMINE : 2 comprimés 1 à 3 fois par jour suivant les besoins pour le stress
- PHOSPHORUS 9CH : 1 dose le matin, 2 jours avant l’intervention
- NUX VOMICA 7CH : 1 dose avant diner la veille de l’intervention
- GELSEMIUM 15CH : 1 dose la veille de l’intervention
- ARNICA 15CH : 1 dose le matin de l’intervention (possible même si on est à jeun)
Après l’intervention
A prendre dès le retour en chambre :
- APIS MEL 9CH : 1 dose dès le retour en chambre,
- puis 10 min après : OPIUM 15CH : 1 dose
puis :
- ARNICA MONTANA 5CH : 5 granules 3 fois par jour tant que durent les douleurs ET
- STAPHYSAGRIA 5CH : 5 gr 2 fois par jour jusqu’à la cicatrisation des plaies (8 à 10 jours environ)
En plus des remèdes généraux, on proposera après l’opération des remèdes homéopathiques spécifiques du sein, surtout utiles en cas de tumorectomie :
- BELLIS PERENNIS 5CH : 3 granules 3 fois par jour
- CONIUM 5CH : 3 granules 2 fois par jour
Pour la cicatrice, on peut utiliser un mélange d’huiles essentielles à appliquer autour de la cicatrice, puis également sur la cicatrice une fois les fils éliminés. Voici une formule classique à appliquer 2 à 3 fois par jour en massant doucement :
- Huile Végétale d’ARNICA : 6 ml
- Huile Essentielle de LAURIER NOBLE : 3 ml
- Huile Essentielle d’HELICHRYSE Italienne (immortelle) : 2 ml
Pour le curage ganglionnaire
Dans tous les cas le chirurgien va retirer 1 ou 2 ganglions qu’on appelle « sentinelles ». Dans les cancers peu évolués, cela suffit souvent et un traitement d’accompagnement supplémentaire n’est pas réellement nécessaire.
En effet, le curage ganglionnaire ne pose pas de problème supplémentaire à court terme, mais à moyen terme, on peut ressentir des douleurs sous le bras souvent à type de décharge électrique ou de déchirement. Ce n’est pas grave et surtout lié à l’évolution de la cicatrisation interne. On ne donne pas non plus de traitement pour cela, car ces sensations sont souvent fugaces.
Par contre, s’il est nécessaire, à cause du type de cancer, de faire un curage ganglionnaire plus large, un traitement peut s’avérer nécessaire pour aider la récupération et limiter les effets secondaires dont le plus handicapant est la tendance à avoir une main gonflée et même un « gros bras » dans son ensemble liés à un mauvais retour lymphatique.
Dans ce cas, il faudra agir sur la circulation veino-lymphatique pour l’aider à se réparer dans la mesure du possible. Des séquelles définitives sont malheureusement toujours envisageables, mais de plus en plus rares du fait des progrès de la chirurgie.
Dans tous les cas il faut d’abord voir avec le chirurgien et le médecin quel type de rééducation et de massage sont possibles. En général, le drainage lymphatique est plutôt déconseillé.
Il est parfois nécessaire de porter une contention comme pour les jambes. On parle ici plutôt de « manchon » de contention. À moyen et long terme, il faudra également être très prudent sur les plaies éventuelles de la main et la façon de se couper les ongles. À la moindre plaie, blessure, même insignifiante, il faudra désinfecter et consulter le médecin. Le risque n’a rien à voir avec le tétanos et une vaccination n’est pas la solution.
La prise en charge du lymphœdème du bras lié au curage peut comporter :
- CROTALUS 7CH : 3 granules 2 à 3 fois par jour qui sera poursuivi tant qu’il y a un gonflement
- BRYONIA 5CH : 3 granules 3 fois par jour pendant les 15 jours qui suivent le curage (limite la formation d’une poche de lymphe sous le bras)
- THIOSINAMINUM 5CH : 3 granules 2 à 3 fois par jour en cas de cicatrisation fibreuse avec sensation de corde douloureuse sous le bras.
- Des plantes veinotoniques : VIGNE ROUGE, FRAGON et MELILOT en particulier
- Des huiles essentielles en massage local comme le Quantaveinogel® (Phytoquant) pour masser le bras, surtout au coucher.
Mais il est important de prendre l’avis de votre médecin, car chaque cas est particulier et les traitements devront être personnalisés. C’est aussi le cas de la rééducation qui est très importante.
En post-chirurgical immédiat
On va surtout donner à titre préventif, en plus des remèdes déjà vus plus haut :
- Des plantes à visée circulatoire. Par exemple le complexe Phytomance CIRCULATION : 2 gélules matin et soir, surtout si on est en été.
- De la silice sous forme liquide pour nourrir le tissu conjonctif. Par exemple, Biogenic Silicium : 5 ml matin et soir dans un peu d’eau.
- BRYONIA 5CH : 3 granules 3 fois par jour pendant les 15 jours qui suivent le curage
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Ces conseils n’ont pas vocation à remplacer une consultation médicale. Ils peuvent vous aider à mieux dialoguer avec votre médecin afin de faciliter le diagnostic et les choix thérapeutiques.
Ils peuvent éventuellement vous permettre d’attendre le rendez-vous avec votre médecin si les délais sont un peu longs.