santé cardio-neuro-vasculaire

Santé cardio-neuro-vasculaire : seulement 1 Français sur 10 est protégé

Et vous, faites-vous partie des 9 Français sur 10 qui ne présentent pas une santé cardio-neuro-vasculaire optimale ? C’est la question que pose un état des lieux publié par Santé publique France. Le constat est sans appel. Voici ce qu’il révèle, et surtout ce qui explique ces chiffres.

Ce que recouvre une santé cardio-neuro-vasculaire idéale

Trois maladies concentrent l’essentiel des risques : l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (AVC) et l’insuffisance cardiaque. En 2022, elles ont provoqué 1,2 million d’hospitalisations en France et 140 000 décès chez les adultes. Cela représente plus d’un décès sur cinq.

Avoir une santé cardio-neuro-vasculaire optimale signifie ne présenter aucun de ces antécédents, ni les facteurs de risque qui y conduisent. Un objectif que seule une minorité de Français atteint aujourd’hui.

En résumé : les maladies du cœur et du cerveau causent plus d’un décès sur cinq en France, et seule une petite partie de la population est aujourd’hui à l’abri de ces trois pathologies.

Un risque qui dépend fortement de votre région

Le lieu où vous vivez influence directement votre risque. Pour l’infarctus du myocarde, les taux d’hospitalisation dépassent 550 pour 100 000 habitants en Corse, dans le Grand Est ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur. À l’inverse, la Bretagne, les Pays de la Loire ou l’Île-de-France affichent des taux nettement plus bas. Mais il y a un biais de recrutement puisque les régions les plus touchées sont aussi des régions où il y a plus de séniors retraités.

Pour l’AVC, ce sont les territoires ultramarins qui affichent les chiffres les plus préoccupants. La Réunion, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe enregistrent des taux d’hospitalisation, de prévalence et de mortalité bien supérieurs à la moyenne nationale. On estime que c’est en partie lié aux habitudes alimentaires mais toutes les causes ne sont pas connues.

En résumé : selon la région où vous vivez, votre risque de cardiopathie ischémique ou d’AVC peut être nettement plus élevé que la moyenne nationale.

Les facteurs qui font basculer la balance

Ces écarts géographiques ne sont pas le fruit du hasard. Ils reflètent des différences dans l’exposition à des facteurs de risque bien identifiés : le tabac, l’alcool, l’alimentation, le manque d’activité physique, l’hypertension artérielle, le diabète et l’excès de cholestérol. Sans oublier l’âge !

S’ajoutent à cela des différences dans l’accès aux soins, la rapidité de prise en charge et le suivi au long cours. Deux personnes présentant les mêmes facteurs de risque ne vivront donc pas nécessairement la même trajectoire de santé selon leur territoire.

En résumé : le tabac, l’alcool, une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, l’hypertension, le diabète et le cholestérol expliquent l’essentiel des écarts observés entre les régions.

Le geste simple mis en avant par les autorités

Face à ce constat, Santé publique France mise sur un levier accessible à tous : l’alimentation. Une étude menée auprès d’adultes européens montre qu’une alimentation de moindre qualité nutritionnelle, mesurée par le Nutri-Score, augmente le risque de maladies cardio-neuro-vasculaires.

C’est pourquoi une campagne nationale a été lancée pour faire connaître le nouveau calcul du Nutri-Score. Il repère mieux les aliments riches en fibres et pénalise plus sévèrement les produits trop sucrés ou trop salés, deux critères directement liés au risque cardio-neuro-vasculaire.

Pour vous aider à mettre ces principes en pratique au quotidien, retrouvez nos conseils sur notre page Alimentation et diététique

En résumé : le nouveau Nutri-Score, plus strict sur le sucre et le sel, est l’un des outils que les autorités mettent en avant pour aider chacun à mieux choisir son alimentation.

Ce qu'il faut retenir

  • Seul 1 Français sur 10 présente aujourd’hui une santé cardio-neuro-vasculaire idéale.
  • Les cardiopathies ischémiques, l’AVC et l’insuffisance cardiaque ont causé 140 000 décès en France en 2022.
  • Le risque varie fortement selon la région, avec des taux particulièrement élevés en Corse, dans le Grand Est et dans les territoires ultramarins pour l’AVC.
  • Tabac, alcool, alimentation, sédentarité, hypertension, diabète et cholestérol restent les principaux facteurs de risque modifiables.
  • Le nouveau Nutri-Score, plus sévère sur le sucre et le sel, fait partie des outils de prévention mis en avant en 2025.
  • Santé publique France, bulletins régionaux cardio-neuro-vasculaires, 2025
  • Univadis, Fanny Le Brun, 29 juillet 2025

Cet article est à visée informative et éducative. Il ne remplace pas un avis médical.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *