Accompagnement d’une intervention chirurgicale
Chirurgie de la Vésicule Biliaire
Nous parlerons ici de ce que les médecins appellent la « cholécystectomie » ou ablation de la vésicule biliaire que l’on réalise quand la vésicule est pleine de calcul en général.
On peut très bien vivre sans vésicule, même si, dans ce cas, on supportera moins bien les gros repas et les excès de graisses ou d’alcool. En effet la vésicule biliaire sert à envoyer d’un coup une grosse quantité de bile qui est une substance permettant de mieux digérer les graisses. Si la vésicule n’est plus là, la bile continue à être fabriquée par le foie, mais elle s’écoule en continu et on ne dispose plus de cette réserve bien utile au moment des repas un peu copieux.
Après une cholécystectomie, si vous faites un repas trop riche, vous risquez juste d’avoir plus de nausées et de déclencher une petite diarrhée avec des selles plus grasses qui flottent dans la cuvette ou adhèrent à sa paroi.
Le fait d’enlever la vésicule n’est donc pas un réel traumatisme pour l’organisme et on s’en remet très bien.
Il n’empêche que, pour réaliser cette opération, il faut « rentrer » dans le ventre et vous devez savoir que cela va entrainer des troubles du transit et des douleurs abdominales variables d’une personne à l’autre.
Dans les années 90, cette opération était très fatigante, car on ouvrait le ventre pour retirer la vésicule et les personnes étaient impactées pour plusieurs semaines. Aujourd’hui cette opération se fait, dans la grande majorité des cas, par cœlioscopie, ce qui est beaucoup moins traumatisant.
On va faire 5 trous dans le ventre et l’intervention dure moins d’une heure. Les patients décrivent après l’intervention une sensation un peu comme si ils avaient reçu 5 gros coups de poing. On en ressort meurtri, mais ça passe en 1 ou 2 semaines.
Cependant, dès que le chirurgien doit « rentrer » dans le ventre lors d’une opération, l’intestin va se « sidérer », arrêter de se contracter et les patients peuvent avoir des difficultés à retrouver un transit régulier. Ils sont souvent constipés pendant quelques jours. Ce sera vrai pour toute opération qui nécessite de pénétrer dans l’abdomen.
Pour la vésicule, c’est encore plus compliqué, car il est classique de dire qu’après l’ablation, les patients se plaignent surtout de diarrhée. Vous voyez qu’il y a de bonnes raisons de présenter des troubles du transit après une cholécystectomie.
Mais avec un accompagnement intégratif, on peut limiter ces inconforts.
On pourra commencer par l’accompagnement de base détaillé dans la fiche « Accompagnement d’une intervention chirurgicale – Approche intégrative de base » dont voici les principaux points.
Avant l’intervention
- CARDIOCALM ou SPASMINE : 2 comprimés 1 à 3 fois par jour suivant les besoins pour le stress
- PHOSPHORUS 9CH : 1 dose le matin, 2 jours avant l’intervention
- NUX VOMICA 7CH : 1 dose avant diner la veille de l’intervention
- GELSEMIUM 15CH : 1 dose la veille de l’intervention
- ARNICA 15CH : 1 dose le matin de l’intervention (possible même si on est à jeun)
Après l’intervention
A prendre dès le retour en chambre :
- APIS MEL 9CH : 1 dose dès le retour en chambre,
- puis 10 min après : OPIUM 15CH : 1 dose
puis :
- ARNICA MONTANA 5CH : 5 granules 3 fois par jour tant que durent les douleurs ET
- STAPHYSAGRIA 5CH : 5 gr 2 fois par jour jusqu’à la cicatrisation des plaies (8 à 10 jours environ)
Et rajouter :
De façon systématique, une préparation de la flore et de l’intestin en commençant au moins 1 semaine avant l’opération avec :
- Un probiotique le matin (par ex : Quantaflore 2 gélules)
- De la chlorophylle magnésienne
Si le patient a un intestin fragile, on associera aussi de la GLUTAMINE à raison de 3 à 5 grammes par jour, là aussi 7 à 10 jours avant l’opération.
Poursuivre ces remèdes après l’opération pendant au moins 2 ou 3 semaines, mais il faudra les adapter aux réactions de l’intestin en post chirurgical. Pour cela, il vaut mieux s’en remettre à son thérapeute.
En post opératoire, en plus d’ARNICA et STAPHYSAGRIA, on donnera : LEDUM PALUSTRE 5CH 3 granules 2 ou 3 fois par jour à cause de la cœlioscopie, pendant 10 jours environ, en fonction de la récupération et des douleurs de parois.
On peut aussi envisager des remèdes allopathiques pour les douleurs, les spasmes et le confort :
- Des antispasmodiques comme le Debridat ou le Meteoxane aident souvent le patient les 10 premiers jours
- Parfois en y associant du SPASFON LYOC en cas de spasmes douloureux ponctuels
- Et du paracétamol pour contrôler les douleurs la 1ère semaine, mais l’homéopathie est souvent suffisante en plus des antispasmodiques allopathiques
On peut évidemment utiliser de la phytothérapie pour agir sur les spasmes :
- La Mélisse est très utile pour les personnes spasmophiles avec spasmes intestinaux. La Camomille allemande (Matricaria chamomilla) est aussi un bon antispasmodique et anxiolytique.
- Achillée Millefeuille est aussi une plante antispasmodique qu’on utilise surtout chez les femmes
Si la personne est constipée en post opératoire, en plus d’OPIUM 5CH proposés dans le traitement de base, on pourra ajouter COLON 4CH : 3 granules 2 fois par jour qui aide à reprendre un péristaltisme plus régulier.
Il est rare qu’on ait besoin d’un traitement plus énergique pour la constipation, car, avec la vésicule en moins, certaines personnes risquent d’avoir des diarrhées. Si c’est le cas, on commence par donner un peu de CHARBON VÉGÉTAL ou parfois d’ARGILE.
Si les selles sont chroniquement molles, il faudra adapter les probiotiques, arrêter la chlorophylle, qui est légèrement laxative, et donner des anti-inflammatoires naturels de l’intestin comme :
- Le Curcuma
- Le Boswellia
Mais le plus important sera de suivre les conseils diététiques du médecin, car la diarrhée est souvent liée à des repas mal équilibrés avec trop de graisses en particulier cuites.
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Ces conseils n’ont pas vocation à remplacer une consultation médicale. Ils peuvent vous aider à mieux dialoguer avec votre médecin afin de faciliter le diagnostic et les choix thérapeutiques.
Ils peuvent éventuellement vous permettre d’attendre le rendez-vous avec votre médecin si les délais sont un peu longs.